Qui êtes-vous ?

En guise de bienvenue !

"... c’est en tous temps et en tous lieux que je peux prouver qu’il est possible de vivre sa liberté ; que vivre n’est pas une habitude qui se poursuit à mon insu, et que je peux, jusque dans les formes figées de la société, saluer en moi, comme en chacun, la ressemblance divine."

6.4.10

dans ma poitrine où tu respires

Je n’ai pas un seul mot, rien ne vient pour dire le sacrifice de l’amour, mais un Jardin a pleuré.
Là dans ma poitrine où tu respires, où même tu me parles parfois, le feu dévore les dernières broussailles, je voudrais m’éteindre, mais je n’ai pas même droit de gaspiller des larmes.

Le souffle s’amplifie, qui te porte dans ses bras, et monte en moi, et je ne sais encore libérer son passage, il reflue dans ma gorge ou se perd à mes yeux,
Et la Lumière a fui,
et me regarde,
et me garde.


Pourquoi Seigneur m’a-tu donné ce cœur ?






Oui c’est vrai.
J'ai retrouvé mon cœur
Où je l'avais laissé.

Plus vive sa blessure,
Plus pur l'élan de son désir,
Et je donnerai ma main à celle
Qui s'en habillera.

Mais il est perdu le chemin de mon cœur :
Nul pas n’y va,
Nulle n’y demeure

Je me retrouve au milieu des champs
De fleurs brisées, et je ne danse plus,
Et la fontaine est désertée
Où tu étais assise,
Pensive.
Reste le puits de ma mémoire, et mon cœur aussi est mémoire
Stérile.

Le chemin de mon cœur s’est rouvert, comme cristal en fleur
Séchée.
J’y ai pourtant laissé les signes qui le rendent au Soleil
L’Amour.
Et l’eau qui coule à mon amour
Est l’éternelle fontaine.

J’ai à nouveau repris le chemin,
Toujours le même
Plus pur je crois
Plus juste
Alors le vœu le plus haut s’est évadé
Et me revient
Rempli de vide.
L’élan
L’horizon
L’extase en fusion
Le pli secret
Qui nous habite
Dont j’ai fait ma demeure
Mon cimetière.

Pourquoi Seigneur m’a-tu donné ce cœur,
Comme un abîme ?




L’assaut

Déchirant l’horizon trop longtemps retenu La vague d’âmes s’est élancée comme une armée D’amour et de raison Comme l’averse qui plus jamais ne cesse Brandissant l’arc en ciel Le cœur vibrant comme un soleil Eclairant la falaise Elles ont noyé l’abomination Franchi enfin L’abîme noir en souriant

Joins tes mains

Où cours-tu
Penses-tu attraper le Vent

Joins tes mains
Et sois

5.4.10

C'est ainsi que j'ai retrouvé mon coeur



Je n’avais jamais vue si haute en moi la flamme de l’amour.

Je n’aurais pas su jusqu’ici la laisser s’échapper aussi loin dans le Ciel,
je n’aurais pas surtout osé la suivre.

Je n’aurais pu.

Elle est montée toute seule cette fois,
mais je l’accompagne de tout mon cœur :
là-haut où elle s’est allumée,
je me suis embrasé d’amour pour toi,
je t’ai donné
dans la forme de mon cœur
la forme pure de l’amour :

et j’ai vu l’amour dans les regards des âmes qui s’attirent et s’aspirent,
j’ai vu ton âme,
j’ai vu ton Vrai Corps,
Et je t’ai désirée.

C'est ainsi que j'ai retrouvé mon coeur où je l'avais laissé,
plus vive sa blessure,
plus pur l'élan de son désir, et je donnerai ma main à la femme qui épousera la forme infinie de ce coeur.

.

23.9.09

.

retrouve dans le silence le même mot qui emplit tout
et dans tes mots ce silence qui vibre
et qu’ainsi
quoi que tu dises
tout soit dit
dans un effacement

3.9.09

Sans bruit






Pas un seul mot qui tienne
Le vent aux veines ouvertes
S’est pris d’amour pour moi

19.8.09

Ai-je des mots à présent ?
Comment dire ce qui m’arrive (rien de super, rien de secret) ?
A quoi bon ?
Voici que tout s’effondre qui n’est pas rempli de lumière.
Que reste-t-il de ma vie ?
Le plus grand vide
- disponibilité.

21.6.09

A une femme triste

Petite sœur,
Où tu descends,
Se cueille la lumière.

29.12.08

demande

paix
paix et joie
Pour me laver de moi Seigneur

27.10.08

Le Vent


Seigneur ! Ta Trace est effacée, Ton Pas sur Terre s’est perdu, il faut plonger si loin,
de si haut, depuis la profondeur du cœur, pour encore T’éprouver.

Incessant, le bruit couvre l’oreille, l’image emplit la vue.

Tu n’as plus de Maison !
Des ruines du Temple, nous avons fait mille statues,
qui se tournent le dos.

Tu n’es plus que le Vent
Qui Souffle sur la plaine

5.8.08

Les Noms

L’Homme est Conscience
Qui se déverse
Un simple vase
Que l’océan traverse

En bas
La foule triste
Se dépeuple

L’économie divise et règne
Au dedans de chacun

L’idole qui riait
Grimace au cœur des hommes

Il n’y a plus de poésie
Qu’à l’instant où ton cœur
Parait
Comme un soleil en pleine nuit

Ton cœur
Fondu à l’univers
Tes mains
Qui ne retiennent rien
Ton silence habité
Qui est la Vie
Où se puisent les Noms

21.7.08

Qui t’a dit oui

Même si je n’ai plus à transmettre
Aucun mot doux
Que nulle caresse ne m’attend plus
Ni ton oreille enchantée
Où priait le silence
Pourtant le désert a le chant
L’homme a Dieu pour demeure
Et la voix reste pure
Qui t’a dit oui

5.6.08

Tu m’illumines

Qu’ai-je de mieux à faire que t’offrir mon offrande

Seigneur

Non le pain ou le vin

Mais ma main

Ma voix

Ma vie entière

Tu me tiens dans ta main

Tu te mêles à ma voix

D’un rien

Tu m’illumines

Que serions-nous sans toi

La pluie d’amour en pleurs

Arrosant l’arc en ciel

Le bouquet que j’ai fait

Mon amour ma bien-aimée

Je sauverai nos voiles

J’abolirai le quai

Où l’amour a pleuré

Aucun bleu ne s’alarme

Sur la terre comme au ciel

Comme moi

D’une larme

Aux ailes de tes yeux

Aucun ciel qu’on connait

N’est assez beau ma belle

Pour arroser les fleurs

Du bouquet que j’ai fait

Pour toi

Des élans de mon cœur

31.3.08

Au fond de toi


Cristal en fleur

La rose étale

Enfin son cœur


Au clair de l’un

Le cœur fleurit


L’onde profonde

Rejoint l’étoile

Au fond de toi


Ronde sonore

Et clair de joie


Voici qu’en toi

Lève la voile

Clame le vent


Ivre ton cœur

Libre le temps

Comme à la robe


Tant d’épreuves
Si lourdes
Tant de silence en deuil
Et tant de bruits pour rien

Mais ta Paix !
Et je me tiens à toi comme à la robe de la reine

Le jour où naît sa mer


Jamais plus fine dentelle
Jamais pluie fine si légère

Autant d’amour qu’a la rivière
Le jour où naît sa mer

L’écume se dissipe

Ame !
Berceau qui danse !

Au jour du grand départ
La voile ivre qui demeure
Chante dans l’horizon
La raison de nos frères

Source mer


Tu es la source

Qu’as-tu besoin de la louange ?

Mais elle s’échappe toute seule

Monte quand même

Par-dessus la nuit noire

Et plane comme

La promesse à ton ciel


L’esprit a franchi les nuages

Et se révèle un monde

Une mer

Pas plus grand


Pas plus grand qu’un silence à nos yeux
Sans plus attendre
Ta profusion

Toi mon dieu tu es le soleil entre les gouttes
Mais aussi la pluie
Le grain et la semence

Ta bénédiction est pluie rieuse
Tu es fusion

« Recherchez premièrement le royaume, et en toutes choses le royaume vous secondera. »

Tu es le vent qui accompagne
Tu es la joie sans toit

« Qu’est-ce que le bien ? Qu’en toi la lumière soit. »

Toi tu es l’éclaircie

Mélancolie


Le vide est là, primordial, à propos de tout.

L’oiseau bleu s’est envolé, seule la cage est restée.

Mais la lumière ne cesse pas.

Transition, mélancolie, retour à soi.

Tu voudrais fuir, t’enfuir, et que plus rien ne compte.

Le monde te rattrape, l’abri sans joie où se terrent nos vies.

Que faire ?

Il n’y a rien à faire, l’être demeure.

Disponibilité.


La lumière est la maison de l’être, sans porte ni fenêtres.


L’ancien flotte dans l’air, tu te souviens.

Tu as à nouveau tous tes âges, et le frisson d’un matin te revient, la vie si froide, le peu d’humain, et pas de dieu.

Tu te revois plus loin encore, à peine hors de l’enfance, ton regard a fondu sur la mer,

où dormait ton destin, le divin dans ton cœur, comme promesse.


Qu’as-tu fait, sinon recevoir la lumière, plier ta vie en un.

Que sait celui qui cesse tout, et se pose ?

Que fera l’homme vidé de tout, et qui tient ?


C’est pour moi que tout s’arrête - ni bruit, ni cœur, nul appel - dans la nuit, je demeure.

J’ai entendu et reconnu la voix, j’ai senti son amour et sa colère, et son feu depuis toujours brûle en moi comme brille un soleil.

Je reste et veille, ne sachant rien.



Hors du visage qui t’éclaire, point de salut ; sans un signe de main, la paix ne viendra pas.

Je ne sais : mon amour emporte tout, et sa colère se dresse, et me redresse.


Oui ! Je veux bien tout aimer, secourir l’ennemi, mais ce seront toujours mes frères, humiliés, piétinés, méconnus, dans la prison de tous les jours, sous les pas de l’horreur – oui, mes frères, avant tout, qui m’emportent, m’emportent comme la vague balayant l’horizon.

11.3.08

Prononciation

L’abîme qui sépare le bleu du gris, tu rêves de le franchir, mais ce n’est que poésie.
Il faut le voir pour le croire : l’oiseau a volé sans raison, la pluie m’a évité, je ne sais plus mes âges.
En moi, venu de nulle part, voici le chant qui chante.
Et le chant est louange, invariablement.
Et le chant est appel, prononciation de l’invisible.
Mais la pluie est froide, le vent mauvais, gris le ciel, sans un oiseau.
Que diras-tu tant que le printemps n’aura pas fleuri, que diras-tu des floraisons ?

Garde ton cœur comme la graine.
La poésie est le chant de la pluie qui arrose ton cœur, pluie bleue d’où ruisselle la joie, et tu en saisis quelques gouttes dans le creux de tes mains, et tu leur tends !
La poésie est soif de joie, c’est ce qu’ils boivent - et dans leur âme, se fait comme un appel, dans la prononciation de l’invisible.
Le poète a toujours tort, ses mots sont sans valeur, mais la beauté lui vient quand même, et s’évade. Ainsi la poésie rend perceptible l’air divin. Déjà les mots sont loin, l’esprit ailleurs, l’amour voudrait servir.
L’élan du cœur n’est rien, mais il décrit la courbe, par où tu te rejoins.
Patience poète ! Et que la poésie soit un jeu de patience, car tu prononces l’invisible.
La poésie est l’âme qui s’aperçoit. Ainsi chaque mot, dans son mystère, se tiendra impeccable. Et le marcheur marchera sur le fil de la nuit comme en pleine lumière.
Ainsi aussi tu franchiras l’abîme.

6.2.08

La robe de lumière


Perles d’amour
Et chant de Dieu
La sonate a levé
De mille feux

Dans la rosée s’éclaire
Un autre aveu

La nuit n’a plus le temps
L’Aube déjà s’allume
Au loin
Où le cœur se repose

On vous dit incertains
Frères et sœurs
Sachez qu’il n’en est rien

Au soir d’hier
Le vent a couronné vos pleurs
Et le Ciel a vêtu
Pour vous
La robe de lumière

Que d’amour pour vous
Court
Comme l’ivresse
Et sourd
De la rivière
En blanche écume
Jusqu’à tes lèvres
Frère

Et ta parole
Est la parole

Que d’anciens rêves
Qui se meurent !
Mais ce n'est rien pour vous
Mes sœurs

Le Chant demeure
Et brille pour demain

Un nouveau vœu s’élève
Jusqu’au Jardin
Comme la rose
Aux senteurs vierges

4.1.08

Splendeur

Enfant du temps, aucun mot jamais ne dira la splendeur d’une femme, ni l’instant qui se donne, et n’est plus.

Nous dansons et cependant la courbe douce retient sans fin notre attention.

Dans la nuit allumée veille l’extase, que nos deux mains embrasent.

Quel mot dira l’écart, l’ouverture d’une femme - et venir fondre en toi ?

Par-dessus le berceau, le silence s’étale.

1.12.07

Notre Mer

« Dieu » vient d’abord dans nos vies comme un petit oiseau qui traverse nos âmes, mais ses ailes bleues se transforment en miroir et se fondent dans l’immensité qui nous porte, et « Dieu » alors est notre Mer.

Comme un soleil

Là-haut très haut si haut dans la profondeur infinie de ton cœur

Repose et ne repose pas l’Inconnue

Dont les bras bercent et enfantent dans un même Instant

Sans temps

Elle ou Il nous est comme un soleil

Et comme ici l’ombre nous suit

Là-haut l’ange qui nous précède

Nous danse

Comme le cri

Qui nous épelle

Son chant appelle

Comme un soleil

Sa joie éclaire

Notre joie dans le ciel

Et cette allée bordée de fleurs

Est une énigme

Comme l’épine dans le cœur

L’abîme

Que tu franchis en souriant

Je ne sais pas encore

L’envol de la prière d’un enfant

Mais j’entends parfois le chant des ailes dans Ton Vent

Je vois dans un miroir l’ange plonger

En moi comme un Soleil

12.11.07

Sur ton passage

Aspire les étoiles
Et dis le Jour

Sous tes pas de mendiant
Le chant d’amour
Se lève

Un diamant s’offre à toi
Au rire de ta princesse
Son amour innocent
T’enlace
Un torrent d’allégresse
T’emporte
Et tu passes
Et tu restes
Éclat nu du silence
De notre mélodie secrète

Tu traces à ton passage
Un chemin de messages

Redis encore le Jour
Sur son tapis d’étoiles
Et la joie de l’amour
A nos cris de Victoire

Le pain

Je ne sais plus ce que je savais,
ma vie est toute nue,
mon nom est en attente,
entre tes lèvres closes,
la parole est le pain,
que l’Aurore fait dorer.

Le chant s’abîme,
et le Chant a levé !

Les jours qui viennent
ont l’éclat sans pareil
de tes yeux d’amoureuse,
le vent,
la douceur des premières berceuses.

La Mer joyeuse danse avec nos bateaux,
là-haut.

Dans un baiser,
tu me dis viens,
le pain est prêt,
j’abriterai ta vie,
j’habiterai ton nom.

Dans tous les ports,
la vie s’invente d’autres tables,
qui invitent au partage.

Et le ciel rit
et s’élargit encore,
dans ton sourire.

L’Aurore est bleue de toi.

Être le Ciel

Tu n’es rien
Petit être
Le tout t’aspire cependant
Et fou tu voles
Démuni d’ailes

Petit être
Tu peux peut-être
Épanouir les roses
Être toi-même
La rosée de l’été
Tu peux peut-être
Être comblé
Être le Ciel
Qui repose à tes pieds

Les fleurs aussi

Victoire !

Un jour les hommes seront à nouveau familiers des espaces divins, et le temps n’aura rien su faire d’autre que nous acheminer.

Dans l’allée verte, les amoureuses laissent le vent jouer leur allégresse, les fleurs aussi sont belles.

Les gens sont descendus, les printemps les suivaient.

Tant de douceur nous rejoignait…

Elle disait : le silence est en haut !
Et le ciel à sa robe…

Vierge est ton regard : dans la profonde nuit, le jour s’est à nouveau rêvé.

Les fleurs aussi, dans la plaine d’amour, nous ont encore aimés.

Acheminement de la gloire

Ils sont descendus, jusqu’où le rivage semble se refermer, et l’horizon se perdre.
La nuit a glissé dans le jour.
Le monde parachève sa ruine, parmi les cris assourdissants des mots emprisonnés.
L’Homme se tait, la parole n’est plus de mise.
Il dort sur l’éclair, la Mère le berce.
La promesse étincelle, là-haut où rêve l’ange.
Le cœur est à l’étroit dans les rangées du temps - le mystère enveloppe l’espace - le désir - le franchit.
La mer déborde de soleil.

Amour (2)

La chute et l’ascension

L’amour est le chant
Le plus haut le plus profond

Aspirant les étoiles
Remplissant les abîmes

La fleur se répand
Et la montagne danse
Quand vient le temps
Du soleil à tes yeux

Quand la brise légère déjoue d’un arc en ciel
Le trajet de ton rire

Quand les corps sont mystère
Où le désir veut vivre
Et mourir en lumière

Quelle paix dans le jardin
Quand tu me prends la main
Et me la donnes

Et nous faisons souvent
De l’amour un regard

Parfois je crois voir à tes hanches
Comme un ciel en prière
Tandis qu’à ton sourire
L’ange qui illumine
Fleurit une île
Où se poser

Vois à tes pieds

Si le vent si souvent ennemi voulait jouer des mille pluies d’accords secrets, et réveiller les visages endormis ensevelis sous le sable - et éclaircir notre rivage d’au-delà, semer le ciel ici.
Ô il n’en tient qu’à toi ! La lourde pierre n’avait rien de précieux, qui te tire vers l’abîme - et tu marches hypnotique sur les pas des néons. Lâche tout ! Envoie par-delà tout message le Oui de ton cœur, lance-la à ton tour, la joie de dieu, par-dessus les montagnes. Un écho te revient, et l’écho d’un écho. Sous la pluie fine, un tout autre dessin. Et au soleil, les couleurs ont changé. Vois à tes pieds comment fleurit un arc en ciel !

Les héros

Le camp les réunit, la nuit venue. Par-dessus la vallée,
le chant descend, suite éperdue où court un printemps jamais vu.

C’est leur nom, leur baptême, l’éclat d’une éternelle jeunesse.

On ne sait s’ils sont nés, ni le vertige de vivre ici.

On l’entend rarement, mais le chant monte aussi, inexprimable ivresse d’une sève encore nue.

Là-haut est notre mer, dont la lumière s’étale par-delà les marées, rejoint le cœur des frères.

Les toiles sont tissées du voile qui recouvre et découvre le visage adoré.

Ils sont venus camper dans l’ancienne vallée, ce désert innommable sur quoi, mauvaise, la pluie crache, sur quoi les vents, violents, s’abattent, où s’engouffrent les sables - et la vie y est ensevelie.

Parmi les automates, un cri qui s’élargit.
Un son, douceur furieuse de l’autre voix, que chacun reconnaît.

Et c’est boire à la source, c‘est fleurir l’innocence.

C’est la nouvelle soif, brûlant d’un autre feu.
Et c’est encore l’amour, qui trace en riant l’horizon, le rivage, et traverse le temps comme une mer versée.

Qui se souvient du chant des anciennes poésies ? Le berceau des adieux. Le jour du ciel aussi, le pas des voyageurs, les mains des amoureux, le jour croisant la nuit.

Il pleut la vie, et le vase est cassé.

Reste la danse, la nuit venue, et l’aube dans ta robe.

Le poète

C’est au-delà des mots qu’il puise le silence des siens, lorsque l’esprit est répandu sur une terre tranquille.
Il dessine avec des sons qu’on n’entend pas une musique synonyme.
Dans le symbole, il voit le vrai, et l’en délivre.

Il innocente la beauté.
Le temps s’évade.
L’oiseau à l’aile bleue s’amuse avec le ciel.

Le poème est un monde, un foyer, un horizon.
Le poème est rayon de la révélation.

L’étoile entre nos mains

L’étoile entre nos mains

La nuit fut plus profonde
Sans ami
Un jour d’éternité maudite
Un éclair noir
Et qui ne meurt

Jusqu’à ton pas
Si sûr
Qu’il ne demandait qu’à me suivre
Dans ces dédales où ils ont égaré la vie
Les petits hommes
Rivés à leurs machines
Argent contre envies maladives

Sans un lieu où dormir

Nager d’amour
Et puis voler si loin
Qu’un futur a rêvé
L’étoile entre nos mains

J’emporte ton nom
D’un pas léger
Par-dessus la cité

La ruine de ses vies
Simulées

Le réel est la mer
Du ciel pleuvent les fleuves

Nous avons perdu
Et retrouvé
La clarté sans pareille

Et la Lumière
Nous habitait

Et nous avons chanté
Les anges s’en souviennent

Et le chant les déborde
Atteint l’obscurité
Où la lumière s’est éveillée

Serment des frères
La brèche n’effraie plus

Où danse l’innocence
Trois idées simples
Ont franchi le sommet

Où l’ancien fleuve s’est perdu
Majestueuse
La Victoire nous emporte

L’ivresse des remous
Nous éclabousse
Mille perles courent
Sur ton visage

A la mer enlacé


L’essentielle pauvreté

Vous fait don de vos mains

De ce ciel au matin

Où l’horizon à la mer enlacé

Rejoint l’enfant

Roi

Ayant au doigt

Cette vague bercée

Sous la douceur de la houle lointaine

Mère innocence se dépose

Sur l’île abandonnée

La vie est poésie

Le poème est en chant

Le cœur qui s’offre

A la caresse d’une fée

Et dans vos mains creusées

S’abrite un puits sans fin

Comme du ciel la flamme


Similaire
Je t’ai trouvée
Dans le reflet des flaques
Ivresse de l’averse

Et clair
Jailli de toutes parts
Résonne notre amour
Dans l’éclat du tonnerre

Danse la paix sur Terre
Dans le corps de la Dame

Comme du ciel la Flamme
Dans les bras d’une Femme

Toutes les pluies peuvent tomber
Je dors en toi parmi l’éclair

Climat

Ici la saison s’est perdue
Le ciel nous crache
À nos vies arrachées
Pend la promesse

Un vent de loin
Au-delà de nos toits
Vient
Vent d’éclat
Que suit le feu roulant
Dans l’intime procession
Du monde en nous

Comme un chant hors la nuit
Une autre loi

J’entend souffler tout bas
Le vent de haut
Là-bas en nous

Ainsi la terre se renouvelle
Et se rappelle
D’un éternel printemps

17.6.07

Où coulent les rivières

Où coulent les rivières
Fluides
Les âmes envolées
Suivent
Nos pas comme si
Le vent voulait prier
Nos rêves

C’est hors le temps
Que chante la cascade ensoleillée
Ou bien est-ce la pluie
Si douce à mon oreille

Seul l’enfant sait
Si là-bas le jour s’est décidé

Ici tout est maudit
Jusqu’au profond
Et bruit
Jusqu’en la nuit

Alors nous avons tout quitté
Pour vivre de vos rives
Et d’eau tranquille
Ivres de vos remous
De la jeunesse de vos rides

Berceau d’amour
Immense

Et le courant aussi
Qui nous emporte
Danse

21.5.07

Demain attend notre heure.

Nous sommes partis. La nuit était trop noire, et le jour sans étoile. Nous avons fui, pour respirer le coeur des mondes, sans un regret, sur les routes abandonnées. je te suis, tu me suis, jusqu'à l'orée.
Le vent est souvent là, à s'amuser de nous.
Nous n'avons pas de toit, sauf une étoile, et si parfois j'ai le coeur lourd, à traverser les ombres, j'ai ta main près de moi, et mille anges l'accompagnent.
Ô frères, courage, fuyez. Fuyez sans rien renier, sans même vous en aller, fuyez jusqu'à l'étoile, dans le profond silence, tout là-haut, tout au bout de nos coeurs, demain attend notre heure.

6.3.07

Voyage

L’oiseau nous veille
La barque bleue
Vogue éternelle

La vague atteint le ciel

Douceur d’eau
Qui émerveille

Sillage en flamme
Où pousse l’autre fleur

L’ivresse verse
Au regard des anges
Le vol de la lumière

La mer chante
Où voyagent les dieux

28.2.07

Verseurs

si le cœur vous en dit
lancez là-haut les mille éclats d'amour
aux pleurs des étoiles
comme à des branches
aux indécents bourgeons

habillez les soleils
comme l'arbre de vie
où chantent à chaque flamme
les oiseaux de notre âme

nouez vos mains au vent
plus fort que la tempête

au vent violent de l'amour fou
à la brise éperdue

et partez sur la mer
dont le bleu étincelle

prenez le sel au feu

si le cœur vous en dit
versez son eau

Promise

aussi lune soit-elle
aussi lointaine
brillante au bord de l'arc en ciel
promise en sa dentelle
elle m'a couché dans son sourire
bercé dans son désir
et la pluie n'a plus de prise

quand le jour

si la vague chantait
elle bercerait ton nom
le soir
dans la douce lumière
où la mer se dépose

si le vent voulait enfin danser
tu en ferais ta robe
la nuit
ivre et reposée
l'arc en ciel à tes pieds

mais quand le jour le ciel se pose
à ton sourire
il te fait reine
des fleurs éternelles
la rose éclose entre tes lèvres
a la douceur bleue
des plus beaux rêves

14.2.07

Modernité


Immense est le gâchis des flammes adolescentes, l'avortement du vent ; le temps s'est refermé au passage des ombres, sur les lumières captives, et l'amour, au visage ignoré, a pleuré seul la longue attente inachevée, comme un vol éloigné.

« Je ne suis que ma propre silhouette, qui s'en va ».

Beauté

Beauté,
ma seule ivresse,
aussi loin que les cieux,
plus proche qu'une caresse,
jaillissement du feu parmi les roches,
scintillement du dieu aux yeux des amoureux,
torche qui remplit d'or l'espace entre les mots,
trace au-devant de l'encre,
comme une ombre à venir,
de lumière vêtue.

11.2.07

Et qu'ici soient les cieux

Rien à dire, et pourtant quelle attente ! Comme si l'armée des anges se pressait à l'orée de mes mots ; les anges, dont je prends de-ci de-là des fragments de lueur, dont j'attends la lumière, comme un paradis vierge.
je les attends comme ils m'attendent, je connais leur étreinte, comment leur feu atteint ma main, et je brûle pour eux, pour qu'ils m'élèvent comme la flamme pure - et qu'ici soient les cieux.
Et moi, fidèle, dans le sillage bleu du verbe, je vous ferai des yeux, pour y verser l'ailleurs, comme un "à dieu".

sans nom

quoique la lumière crie
noir est le voile
quoi qu'elle nous dise
la pierre est sourde
lourde
le poids ne brûle pas
le cœur a peur
le pas dévie
et ce qui brille reste sans nom

7.2.07

il court toujours

L'amour court toujours, tisse une étoffe qu'un rien déchire, plus douce que la soie - et c'est ainsi vêtus que tous continuent de grandir.

5.2.07

Comme un chemin tracé


A la pointe du cœur
L’étoile nouveau-né
Sur la pointe des pieds
Notre amour funambule
Dans la nuit qui reluit

L’étoile nous aspire
Comme un chemin tracé

30.1.07

Le poème est le chant


Se pourrait-il que j’ai connu la Mer, la mer aux yeux rieurs, les symboles nouveaux ?

Tu viendrais t’échouer, confier ton cœur à la marée, parmi l’écume, les traces effacées…
Et puis l’envol, la plongée sans limite, le haut s’est renversé, et tu nages en plein ciel.

C’est l’eau de la lumière qui est belle.

Et le poète, enfant désobéissant qui obéit quand même, saisit les traînées d’or et de feu, lave céleste qui l’envahit, le déborde, coule en mots dans l’eau claire et profonde, la plus profonde, et la brandit dans l’air nouveau.

L’homme alors marche sur l’eau.

Oui j’ai plongé, tout quitté pour te rejoindre, plus léger que la plume, lourd de tout mon amour – dans le profond de tes eaux claires, où une femme danse et chante tous les reflets des fleurs, quand paraît l’aube.

Là où la flamme vive prie d’être délivrée.

Il n’est plus beau séjour que l’amour qui s’élève, que la sève en sagesse où se rêvent les roses.

Frères du feu : gifle à mes joues, votre folle tristesse chante plus haut que tout l’épaule amie épanouie.

Frères du feu, cierges éternels, je n’ai que vous – et ma vie à genoux devant la flamme vierge, aux bras ouverts dans l’étendue démesurée de l’amour fou.

Et la lumière à la poussière mêlée a l’éclat du cristal – et ce qui saigne en moi, la saveur du salut.

Près de l’aurore où nous campons, la terre s’élève.

Le poème est le chant habillé de silence.

Tends les bras, ouvre le jour, dis à la nuit que les cœurs veillent.

17.1.07

Le matin

matin clair
pas une ride dans le ciel

"nous deux"
c'est le nom du radeau
qui s'y glisse

au loin des îles appellent
aux contours ignorés

c'est la vie vierge

quelques amarres encore
nous retiennent
sillages anciens
mais notre amour a la jeunesse des fontaines

je l'ai tant espéré
que le rêve dure encore
se mêle à nos journées
déborde la nuit pleine

mais tu es là
et tu m'appelles
à fondre dans tes lèvres

Parmi les vagues

un signe te couronne
une larme
une lèvre
le soleil qui scintille
la vie qui bruit
si doucement
le long de tes cheveux
accrochée à tes yeux
rieuse dans tes rires
tes rêves bleus
si bleus
qu'on dirait une rive
un rêve en vie parmi les vagues
qui ondulent à ton corps

La nuit

la nuit
plus lisse qu'un miroir
tisse sa voile

à la suivre
l'âme s'emballe
et rebondit

ivre de noir
le coeur épelle un incendie

je reste sage
et marche
fier
dans chaque flaque de lumière

ô l'océan
- d'étoiles
où je me noie

la mer étale
danse sa joie

j'avance
et je ne sais pourquoi

au fil des mots
l'eau fait la loi
au ciel plus bleue
que l'oiseau roi

Drapeau

viens
comme à l'approche des terres nouvelles
de tes pas incertains
de ton courage au ciel

ne dis rien de ta peine
qu'à l'étoile éternelle

donne la main au vent
au voile blanc
qui recouvre ta vie
et te disperse
au chant perdu de l'arc en ciel
qui fait du feu
- de l'or
de la poussière
- ton corps
hissé dans la lumière
où tu étends tes yeux
comme un drapeau pour la relève

21.12.06

où mon âme s'allonge

mon ivresse est sans nom
et le feu n'a pas d'âge
les voix me parlent
tout bas
et là haut m'ensilencent

mon âme est la clairière
des mille étoiles tombées dans la forêt
où joue l'éclair

vous les mots
qui portez l'Aube
comme la pluie
et la laissez glisser entre mes mains
sans vous je ne suis rien
qu'un puits

à mon coeur sans relâche
frappe la mer
nagent les anges
sur le miroir où danse la lumière
versée
bercée l'âme s'allonge
comme une voile
signal du voyage

Son
- la couleur du silence

Rythme
- le cri du ciel
qui s'apaise

Mouvement
- la vie du sens
le sang de l'ange


et tu dors près de moi
et ton corps est un chant






2.12.06

Rien d’autre

Passent les jours heureux
Comme aussi les blessures
Lorsqu’elles s’effacent
Et qu’à leurs traces
La nuit est bleue

Tant d’amour
Pour un jour
Et quel grand vide
Dans le cimetière gris
Où prient en amoureux
Les souvenirs
Des jeux d’enfance

L’élan n’est plus
Mais le temps continue

Même la mélancolie
Sans un murmure
Semble mourir

Je reste seul
Rien d’autre
Pas même un cri
D’absence

La vie est vide
Le cœur n’est plus
Qu’un paradis perdu

soif d'aujourd'hui

http://notresoifdeconsolation.blogspot.com

1.12.06

Poèmes à Marie

http://marieduciel.blogspot.com/

22.11.06

Sans titre

La servitude est volontaire
Et veut encore voter
Les armées d’hommes éteints
Épuisés
Esclaves des vanités
Se pressent

La peur les tient
L’or les fait plomb

L’ennui a bâti des empires
De hautes tours
Des usines
Avides
D’avaler les minutes du temps

Et le mensonge a tout compris
Et brille
Comme un soleil de mort
Et la mort nous respire

Alors aimer
Ce n’est jamais facile
Aussi fluide
Transparent comme
Le beau ruisseau d’argent
Qui coulait dans tes yeux comme
La chanson douce
Où courait ta passion

Enfant sans âge
Nul regard à ton âme
Pas de trace à ton pas
Ni d’amour à ta joie

Mais la loi
La loi qui vient
Souffle profond
Qui te balaie
Et te revêt

Jamais le soleil

Jamais le soleil





Tu as quelquefois la douceur
Que danse l’autre fleur
Et je t'attends
Sans un mot sur le cœur
Qu’un rêve
Le rythme nu
Qui te dessine
Charmante brune

Et tu m’appelles
Voix reine
Où court ma vie

Jamais tant le soleil n’a cru
À ses désirs
Qu’accroché aux cascades
Fières
Des reflets purs
Qui courent qui rient qui jouent
Qui dansent dans ta chevelure

21.11.06

La demeure de l’être




C’est à se demander pourquoi tombent les roses, partout et tout autour de moi ; que disent les fontaines, à murmurer mes peines ; où niche l’arc en ciel qui hier encore s’abreuvait à ma main ?
Je n’aurais qu’à me taire, et m’abriter à l’être.
Pourtant, me blesse encore l’absence des regards, et la cohue absurde, et tant de vies pour rien.
Je voudrais bien rentrer chez moi, mais n’en ai pas.
Ma vie vacille mais l’esprit la caresse, l’ivresse suit.
Des mots me viennent, perles ou pierres, la maison du chemin, foyer du vent - alors encore la poésie me retient, et me déborde, et m’enjoint de poursuivre - et accueille ma prière, la fait moisson, silence en chant dans la demeure de notre Père.

19.11.06

Pour la vision





Ô l’éclair en plein jour
Ou bien la nuit qui brûle
L’astre arrêté
Le plein d’amour

J’ai quitté le chemin
Pour la vision
J’ai changé de destin

Debout tristesse
Rejoins notre ignorance
Chante aux pauvres
Et aux frères
Par-dessus le refrain
L’essence de la rose

Des pas perdus m’attendent
Des ciels aussi
À n’en plus voir la fin
Mille couleurs
Qu’un silence a levées

Je n’ai plus rien
Que vivre

16.11.06

Les jours

Les jours se suivent
Le rythme est nu
Nos traces s’abandonnent
Aux sables du désert
Au vent qui les balaie

Ici l’enfer
Où pleurent les abîmes
Ici aussi l’extase
Quand tu me danses en toi

Et je n’ai d’autre envie que Dieu
Puissance d’amour qui submerge tout
Tandis que tu te reposes
Épuisée de tout

Voici la nuit
Et puis voici le jour

Rien ne dure
Que l’infinie saison

15.11.06

Couleurs

Vert
Le ciel étrange
Qui entre dans la maisonnée

Bleu
Le nouveau chant à l’épaule des anges

Rouge à tes souhaits
L’aveu du soleil à venir

Jaune
Sa ressemblance
Dans la danse de l’aube
Qui attend

Blanche
La couronne à tes pieds
Si tu t’envoles

Sur la rive

La voix n’a pas de nom
Un ciel s’engouffre
J’en suis nuage

Une barque au ciel
Et la mer est allée
La rejoindre

Rien n’éclot
Que toi
Et le goût du matin
Dort en toi

Plus rien n’est sûr
Pas même le voyage
Et sur la rive vierge
Tu rêves encore

Pourtant le corps s’élève
Et forme un cri de joie
Dont l’écho te réveille

La vie n’a pas de nom
Le vent s’envole
Je suis sa trace
Et l’arc en ciel embarque

24.10.06

Traces


Il écrit
Vent de jour et vent de nuit
Les mots s’effacent
Le cri s’enfuit
Nulle part
La vie descend
Là où le mot n’a pas de dit

Et toi l’oiseau
Voile bleue qui éblouit le vent
L’aile fière
Le tourbillon des dieux
Sur l’épaule légère
Qu’amour encore caresse
D’une brise inconnue
Parfum d’éther
Je te suis à la trace


















20.10.06

Et prier je ne peux


Surdité de nos voix
Aveuglement des sens

Et moi j’avance nu
Porté par le désert

Ni cri ni loi
La fontaine intérieure

A l’écoute des peines
Emprisonnées

L’exil est sans abri
La nuit sans voile

On arrache ma vie
Dans le temps suspendu

Et prier je ne peux
De mes larmes niées

Ô je m’avancerai
Sur la jetée

Le vent me sait
L’envol me suit

Je m’y vois ombre
De personne

Présence pure
Qu’un chant entonne

19.10.06

Le sauront-ils


Nos mains n’ont plus de doigts
Nos rires plus de chemins

Ignorant dans le soir
L’espoir des jardins
Les chants n’ont plus de voix

Vois cette pluie
Lourde et grise
Qui tombe et tombe
Sur ces ruines dressées
Où la mort vit

Les fantômes défilent
La poussière crie

C’étaient des hommes
Ce sont des bombes

(Le sauront-ils ?
Malgré le bruit
Sous la clameur
C’étaient nos vies.)

Déluge et agonie
De la foule au désert
Avant l’exode
Avant de fuir

Vois
En sa prière
La Terre entière
Nue

L’errance offerte
Sommet des cœurs

Appel et résonance
De l’ange en sa demeure
Sainte
En chaque pli de nos sourires